Merveilleuse histoire que celle de Keziah Jones, repéré il y a dix douze ans par un directeur artistique dans le métro parisien. Alors que " Liquid Sunshine " était autant acoustique qu'électrique, " Black Orpheus " prend clairement le parti de la guitare (Lyre ?) acoustique et fait la part belle aux influences africaines dans ce " blufunk " mythologique. Son admiration pour Fela Kuti (le pape de la musique africaine, inventeur de l'afro beat) se fait ressentir dans les arrangements ensoleillés de Kpafuca. Acoustique, soit, mais toujours en rythme comme le prouve Afrosurrealismfortheladies aux basses chaleureuses et aux cuivres brûlant comme un pierre exposée au soleil africain. Surprise, le guitariste n'oublie pas son passé en France puisqu'on peut l'entendre chanter en Français pendant quelques secondes dans la ballade Wet Question ( " je suis venu te dire que je m'en vais " en référence à Serge Gainsbourg…). L'Orphé nigérian nous enchante grâce à un album noir et ensoleillé qui nous montre la mesure de son talent de song-writer