Dix ans déjà que le groupe
Watcha Clan, composé de 5 membres :
Matt La Basse,
Sista Ka,
Supa Ju,
Jah Rob et
Suprême Clem, joue sur le tapis vert de La Grande Bleue.
Clairement electro , le son de ce monde en mouvement propulse le clan dans de nouvelles sphères.
Nomades, donc indépendants! Ils décidents par eux-mêmes, avancent à leur rythme, et fixe leur propre cap. Le
Watcha Clan est très attaché à cette culture d'auto-production et leur indépendance, vitale pour eux. A l'heure de se remettre en route
Sista Ka,
Supa Ju,
Clem et
matt rencontrent
Christophe Borkowsky Akbar , figure mythique des musique du monde et boss du label Berlinois indépendant
Piranha Musik qui fête, comble du hasard ses vingt ans cette année là. Choc des mondes et des générations, cette rencontre ne pouvait pas tomber mieux. Ils décident alors de porter ensemble ce diaspora Hi-Fi.
Jamais en place, Sista K la chanteuse de
Watcha Clan rejoue à chaque instant son histoire familiale. Ashkénaze par sa mère, sépharade et berbère par son père, un militant indépendantiste Algérien qui, avant même de naître fût reconnu français (en 1870, le décret Crémieux concéda la nationalité française à la population juive d’Algérie), elle aurait pu naître en Israël où ses parents se sont connus.
Sista K a vu le jour à l’ombre de la Bonne Mère. La Belle de Mai, La Busserine, Le Merlan ; c’est sa géographie intime, son triangle des Bermudes. Elle ne s’y perdra jamais, bien au contraire. Elle reconnaît même, des années après que cet univers a forgé la femme qu’elle est aujourd’hui, l’a aidée à se trouver. « A l’époque, dans les Quartiers Nord, on ne se souciait pas de savoir si l’on était juif ou musulman. On vivait ensemble » souligne-t-elle, « et cette vie était très stimulante ! ».
Passeurs de cultures et d’humanités, ils jonglent avec les rythmes, avec les langues (français, arabe, hébreu, anglais) au gré des souvenirs, des rencontres, des haltes. Des rengaines d’Europe de l’Est que chantait à sa fille la mère de Karine ; au chaâbi , ce blues algérien transmis par
Nassim le « khouya » d’Oran rencontré en 2003 et revu depuis régulièrement, au groove chérifien des Gadiriens d’Amarg Fusion, aux lyrics enflammés des frères Bourbia, les deux MCs du groupe oranais Tox ou au kick hip-hop qu’affectionne
Clem, le musicien de
Watcha Clan et virtuose du sampleur ; Diaspora Hi-Fi, le nouvel album de
Watcha Clan, revendique la liberté d’esprit des gens du voyage. « Ça nous engage, nous motive » assurent en choeur Ka et Clem. « Depuis qu’on a compris par où passait notre chemin, on l’arpente dans tous les sens. ». Libres, nomades et engagés, voilà comment défini en trois mots le
Watcha Clan.