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Cette fois-ci, ils l'ont fait ! Un véritable album de rock and roll, sans synthés, sans choristes etc. Les Rolling Stones resserrent tous les boulons et sonnent comme des enragés alors que plus personne n'y croyait... Il y a dans cet album des riffs saignants, de vraies bonnes compos ("She Saw me Coming" ou cet ahurissant "Rough Justice" qui ouvre le bal), les habituelles ballades de Keith, mais surtout, ce qui frappe, c'est le son. Durant des années, les Rolling Stones ont voulu sonner "jeunes", s'encombrant de productions clinquantes autant qu'inutiles. Ici, seules les guitares, parfaitement captées, et la voix immense d'un Jagger en forme olympique sont requises, et c'est tant mieux ! A l'écoute de ce blues qui évoque franchement "You Gotta Move", il est clair que les Stones avaient plus en tête "Let It Bleed" ou "Sticky Fingers" en enregistrant cet album, que, au hasard, "Bridges To Babylon" ou "Voodoo Lounge"... Ce ne sont pas les fans qui vont s'en plaindre.. |
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Dans la foulée de Some Girls, leur meilleur disque depuis Exile, les Rolling Stones s'offrent une deuxième jeunesse avec cet excellent album à deux visages. Sur la première face (du vinyle...) : du rock stonien classique envoyé à fond les ballons, avec "Start Me Up" qui fit revenir le groupe au sommet des charts, "Hang Fire", "Neighbours" ou le graveleux "Little T&A" de Keith Richards, mais aussi l'exceptionnel jam soul "Slave" et ce blues, "Black Limousine", qu'on croirait enregistré en 1964 ! Sur la deuxième face, les ballades, dont l'émouvant "Waiting On A Friend" (qui sera également un hit), qui prouve qu'à cette époque Jagger pouvait encore, quand il voulait (écrire de bonnes chansons, les interpréter de façon sentie, etc.). Depuis... le dernier disque vraiment excitant des Rolling Stones. |
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En 1978, le grand nettoyage punk bat son plein et les vieilles gloires d'antan en prennent pour leur grade. Parallèlement, la musique disco inonde les ondes radiophoniques et les Rolling Stones sont pris entre deux feux. Le plus grand groupe de rock'n'roll du monde est menacé, il doit réagir et publie "Some Girls", soufflant le chaud (le méga tube discoïde "Miss You") et le froid, sous forme de rocks bruts de décoffrage ("When The Whip Comes Down", "Some Girls", "Lies", "Respectable", "Before They Make Me Run", "Shattered"). Côté ballades, "Just My Imagination" (reprise des Temptations), "Faraway Eyes" (aux accents country) et "Beast Of Burden" (un pur joyau), complètent parfaitement un disque volontairement brouillon et débridé. |
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Enregistré dans les caves à vin du guitariste Keith Richards, dans le sud de la France où le groupe s'est installé en 1971 pour fuir le fisc anglais, "Exile On Main Street" est une fabuleuse célébration des univers musicaux explorés par les Rolling Stones depuis leurs débuts. Au programme de ce double album regroupé sur un simple CD, du rock suant des riffs à gros bouillon ("Rocks Off", "Rip This Joint", "Tumbling Dice", "Happy", "All Down The Line", "Soul Survivor"), du blues malsain et déjanté ("Shake Your Hips", "Casino Boogie", "Turd On The Run", "Ventilator Blues", "Just Wanna See His Face", "Stop Breaking Down"), de la country débraillée ("Sweet Virginia", "Torn & Frayed", "Sweet Black Angel") et des ballades gospelisantes de toute beauté ("Loving Cup", "Let It Loose" et "Shine A Light"). Doté d'un son boueux et caverneux, "Exile On Main Street" synthétise génialement les délires azimutés d'une bande de nomades au sommet de leur art. À consommer sans aucune modération. |
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Sous sa célébrissime pochette braguette conçue par Andy Warhol, se cache un monument du rock contenant de si nombreuses allusions aux paradis artificiels, qu'il suffit de poser les narines sur la précieuse galette pour se sentir tout drôle. De Brown Sugar à Wild Horses, en passant par Sister Morphine, Dead Flowers, Bitch, Can't You Hear Me Knocking, Sway ou Moonlight Mile, l'auditeur assiste, ébahi, à la plus grande litanie déclinée sur la trilogie sex, drugs & rock'n'roll. Deux blues permettent de reprendre son souffle (You Gotta Move de Fred McDowell et I Got The Blues), mais c'est pour mieux replonger au coeur d'incantations dont nul ne ressort indemne, les doigts collants et les oreilles scotchées. |
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Enregistré en 1969 au Madison Square Garden de New York, ce concert des Rolling Stones est un véritable hommage rendu aux influences blues et rock’n’roll du groupe, tiraillé entre les rythmiques boogies de leurs nouvelles compositions (Midnight Rambler) et des reprises très orientées (Carol et Little Queenie de Chuck Berry). L’influence des musiques du sud des Etats-Unis est ici très présente. Mais la cerise sur le gâteau, c’est cette reprise historique du Love in vain de Robert Johnson, qui achèvera de remettre au goût du jour la musique blues pour les jeunes générations, et qui deviendra même plus célèbre que l’originale. Enfin, on notera que la contribution de Mick Tayor, (nouveau transfuge des Bluesbreakers de John Mayall) n’est sans doute pas pour rien dans l’esthétique sonore très roots de ce live. |
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Their Satanic Majesties Request
Sortie : 11/1967
Genre : Pop-Rock |
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