La musique qui compte, qui reste, c'est celle qu'on entend in utero, ou dans la poussette à la rigueur, et ces émotions primordiales remontent naturellement à la surface quand il s'agit d'écrire son premier album solo.
Party de Plaisir est donc une visite guidée dans l'enfance de
Teki Latex. Mais comme
Teki est un enfant du siècle, c'est aussi un vaste panorama de toutes les musiques de club, des années 70 à nos jours.
Disco vintage totalement premier degré,
électro-pop futuriste, rap indé, party music débridée, hymne vestimentaire générationnel, standard pop, en passant par tout ce qui fait de
2007 le moment le plus exaltant de l'histoire. Une grande machine traversant le temps comme le montre le tube
"Les Matins de Paris" ou nous retrouvons la charmante
Lio.
Comme toutes les vraies joies, comme toutes les grandes réussites,
Party de Plaisir est une évidence. C’est si rare un album que n’encombrent ni la crainte d’échouer, ni le souci de la “crédibilité”. Ni la peur ni l’angoisse n’ont de place dans la pop.
Teki Latex le sait et s’avance sans filet, ni casquette à filet, et dévoile la progression logique, tout inattendue soit-elle, du travail accompli jusque là avec
TTC, l’un des plus grands groupes de rap français.
Pour
Party de Plaisir,
Teki Latex et le duo
Gonzales et
Renaud Letang se sont trouvés, un peu miraculeusement, un peu comme
Timbaland et
Justin.
Renaud Letang, ex-ingénieur du son live de
Jean-Michel Jarre, est l’un des réalisateurs artistiques les plus cotés en France. A son palmarès :
Alain Souchon,
Manu Chao...
Gonzales, lui, a émergé il y a quelques années de l’underground berlinois en rappeur hyperpileux, avant de troquer son survêtement ironique pour le smoking du pianiste. Il quitte de temps à autre la pourpre du cabaret pour actualiser, avec
Letang, les rêves de quelques grandes stars.
Jane Birkin,
Feist,
Jamie Lidell ou
Charles Aznavour sont passés sous leurs doigts d’or.
Teki Latex x (
Gonzales +
Letang)
= Party de Plaisir.