Pearl Jam : Dans le Seattle de la future légende
Nirvana, les hard-rockers
Stone Gossard et
Jeff Ament fusionnent leur petit crew de potes à celui du charismatique
Andrew Wood :
Mother Love Bone voit le jour en 1988. Deux albums plus tard,
Andrew s’éteint d’une overdose.
Chris Cornell, le leader du groupe
Soundgarden, réunit toutes ses connaissances autour d’un album hommage :
"Temple Of The Dog". Les guitaristes
Eddie Vedder et
Mike McCready ainsi que le batteur
Matt Cameron, présents au générique, décident de lancer un nouveau projet avec
Gossard et
Ament. Il prendra d’abord le nom de
Mookie Blaylock avant d’être rapidement rebaptisé
Pearl Jam (rapport à la tantine de Vedder, Pearl, qui leur préparait des conserves de confiture).
En août 1990, les survivants de Wood sortent «Ten», leur premier album. C’est cependant deux ans plus tard que l’album atteint des ventes records (il sera 11 fois disque de platines !). Après les critiques essuyées, le groupe saborde l’industrie du disque et concocte un second opus, «Vs», sans clip ni single promotionnel. De même, la tournée de l’album sera interrompue, Pearl Jam s’insurgeant contre le prix des billets vendus, dépassant les 20 dollars.
Secouée par le suicide de Kurt Cobain, son «meilleur ennemi», la bande repousse la sortie de l’album «Vitalogy» à la fin de l’année 94. Les mauvaises langues diront que la vraie raison est qu’il a été bâclé, un vrai bide artistique par rapport aux deux précédents. Ce la ne l’empêchera pas de prendre la tête des charts un bon moment. L’année suivante, Pearl Jam accueille le batteur des Red Hot Chili Peppers, Jack Irons, et part en tournée avec Neil Young. La collaboration donnera naissance à «Mirror Ball», un opus très moyen.
Face aux infidélités répétées de Vedder (il sillonne le pays avec le groupe de sa femme, Hovercraft), le public commence à bouder
Pearl Jam.
"No Code", sorti en 96, fait un flop. Pied de nez oblige, la bande diffuse en exclusivité
"Yield", le suivant, sur Internet et renoue avec la gloire. Mais en 2000, pendant leur tournée européenne, un drame menace de mettre fin à l’existence de
Pearl Jam : 9 personnes meurent piétinées lors du concert de Copenhague, le groupe annule ses autres dates.
On le retrouve pourtant en 2002 avec
"Riot Act", dans lequel la formation nourrit une contestation anti-Bush des plus fortes (notamment avec le titre
"Bu$hleager"). Après une compil de B-Sides (Lost Dogs) et la diffusion du live
"Benayora Hall" en 2004, Vedder a laissé supposer sur les ondes américaines qu’un nouveau chapitre musical pourrait éclore pour
Pearl Jam au printemps 2006…