|
Parler de Parliament, c'est évoquer l'âme de la musique noire américaine dans sa version la plus débridée. Le groupe débute en 1955 sous l'impulsion du mentor George Clinton, freak absolu qui est passé en quarante ans du « doo wop » au « P-funk », du classicisme à la folie pure.
Dans les années 70, Clinton développe ses concepts fumeux, mêlant un goût prononcé pour la science fiction avec un mysticisme acide et des musiques impeccables. Les musiciens de Parliament sont souvent les mêmes que ceux de Funkadelic, combo également dirigé par Clinton mais jouant une musique plus rock où les guitares ont la part belle. Parliament est une formation funk, riche et colorée. En 74, "Up For The Down Stroke" et "P-Funk (Wants To Get Funked Up)" témoignent de la créativité du groupe, qui voit passer dans ses rangs des musiciens comme Bootsy Collins, Maceo Parker ou Fred Wesley. Les concerts sont délirants, on y voit Gary Shider arpenter la scène en couches culottes tandis que les musiciens ressemblent à des aliens funkys. Durant "Mothership Connection", une soucoupe volante atterrit sur la scène. "Agony Of Defeet? en 1980 fait un passage par les hit parades, mais "Trombipulation" sera le dernier album de Parliament : des problèmes juridiques avec son label d'alors poussent George Clinton à abandonner le nom du groupe.
Il continuera à opérer sur disques sous divers alias, dont celui de P-Funk All Stars. Les tubes des années Parliament (surtout "Flash light" et "Bop Gun") ont été largement samplés par les groupes de rap, provoquant un regain d'intérêt pour les hits originaux des années 80.
|