Miles Dewey Davis naît le 25 mai 1926 à Alton, dans l’Illinois. Le père est dentiste et le milieu, aisé. Son enfance dans le Missouri est baignée de musique: on pratique le piano, le violon, on écoute
Duke Ellington. À 13 ans, Miles reçoit sa première trompette et fait ses débuts dans l’orchestre de son école.
En 1944, il rencontre
Charlie Parker et
Dizzy Gillespie à l’occasion d’une tournée à Saint Louis. Une rencontre décisive. S’il s’installe à New York, c’est moins pour suivre les cours de la Juilliard School of Music que pour hanter la 52e Rue, où
Charlie Parker l’a déjà pris sous son aile. À 19 ans à peine, il se prépare à se lancer dans une autre aventure avec
Gil Evans et
Johnny Carisi. Mais
Gil Evans tombe malade et, après un bref succès d’estime, l’ensemble disparaît.
En 1949,
Miles Davis joue au
Festival de jazz de Paris et fonde un orchestre qui, lui aussi, disparaîtra sur un demi-échec. Miles Davis traverse alors une première période de silence. Il revient progressivement à la scène en montant de petits ensembles.
En 1957, il est accueilli à Paris par
Jean-Paul Sartre,
Juliette Gréco et
Jeanne Moreau. Il improvise pour le film de Louis Malle,
"Ascenseur pour l’échafaud", une musique qui deviendra célèbre.
Une nouvelle fois, il disparaît brutalement en 1975, la voix brisée par une intervention chirurgicale anodine après un accident de voiture, l’opération d’une hanche et de sérieux problèmes cardiaques. Peut-être aussi était-il arrivé au bout de ce chemin-là. C’est ce que semble indiquer cette retraite de six ans, d’autant plus mystérieuse qu’elle se double d’un silence discographique total.
Résurrection en 1981.
Miles Davis multiplie les tournées en Europe. Dix ans encore, jusqu’au
28 septembre 1991, date à laquelle résonneront à Los Angeles les sombres envoûtements de
Miles Davis.