Metronomy a commencé à prendre forme il y a une dizaine d'années dans la petite bourgade bohème de Totnes dans le Devon, lorsque le père de
Joseph a acheté à son fils un ordinateur afin que ce dernier puisque concocter une musique électronique inspirée d'
Autechre,
LFO et autres
Aphex Twin, plutôt comme passe-temps que dans la perspective de faire carrière. Il trouve même un nom à ce projet. "Ça vient en fait d'un gamin - moi vers 16, 17 ans - qui s'est dit que "metronomy", ça faisait penser à métronome mais aussi à astronomie." Ha HA! Super judicieux, non ?? Mais je suis très content d'avoir gardé ce nom. L'avantage - comme me l'a fait remarquer
Gabriel - c'est que c'est un mot qui sonne bien dans toutes les langues. Les Français et les Japonais ont d'ailleurs une façon irrésistible de le prononcer."
Joseph confie qu'il n'a fini par prendre conscience du potentiel commercial de
Metronomy que lorsque le DJ, producteur, instigateur des soirées
Trash et avatar électro-punk,
Erol Alkan a commencé à jouer le single "
You Could Easily Have Me" dans ses sets et a demandé au groupe de se produire dans son club. Il ne reste plus alors qu'à mettre au point un vrai 'live' qui prend forme avec
Gabriel et
Oscar, à élaborer une chorégraphie et à concevoir des vêtements qui ne passent pas inaperçus. De temps à autres,
Metronomy agrémente son live de la présence d'une troupe de quatre danseuses, les
Sparkle Motion. Tandis que
Metronomy enchaine les dates, générant progressivement un bouche à oreille parmi les gamins qui captent instinctivement le concept crossover de la formation,
Joseph se lance dans une myriade de remixes prestigieux pour les
Klaxons,
Franz Ferdinand,
Gorillaz et autres
Kate Nash.
Ce qui nous amène aujourd'hui à
Nights Out, un album pop résolument actuel et éclatant, fruit des dix années d'expérimentations d'un gamin du Devon qui s'amuse, mélange, prend son temps et se fait plaisir.
Joseph a bien conscience que ce disque peut constituer une étape pour entrer dans la cour des grands. "Oui, certainement. Mais j'espère que ce disque n'est pas très différent du premier dans l'esprit. L'une des raisons pour lesquelles je ne chantais pas, c'est parce que je n'avais pas suffisamment confiance en moi. Mais j'ai de la chance car nous avons trouvé un label qui est convaincu que nous pouvons toucher un large public. Il y a trop de titres sur les radios signés par des équipes de compositeurs et de producteurs et pas suffisamment d'autres morceaux qui montrent aux gens qu'il suffit d'avoir des idées et les mettre en œuvre."La preuve, c'est effectivement tout à fait possible. L'autre grande qualité de
Metronomy ? La musique, comme le nom du groupe, sonne gravement bien et ce dans toutes les langues…