Formation à huit mains qui nous vient de Montluçon,
Kaolin s'est forgé une solide réputation via deux EP autoproduits et quelques premières parties qui les auront vus fréquenter
Muse, JJ72 ou
Madrugada. Chant en français, voix virtuose (au risque de saturer dans les aigus), écriture cristalline et distendue qui rappellera tour à tour
Buckley,
Radiohead ou
Mogwai pour son versant le plus expérimental… La musique de
Kaolin est un bel objet de synthèse à la pureté pourtant avérée. C'est surtout une entreprise courageuse visant à réconcilier sans complexes accessibilité mélodique et audace instrumentale avec, en guise de liant, une production très (trop ?) léchée confiée aux Valentins. De caresses en coups de boutoir, de suaves accalmies en tempêtes sonores, le quartet installe des ambiances majestueuses, alanguies sans être apathiques. Il fait surtout montre d'une maîtrise impressionnante pour un tout jeune groupe. Voici une pièce de choix à considérer sur l'échiquier du rock hexagonal.