La pochette, c’est indéniable, ne peut laisser insensible. Dans le genre ghetto chic,
Jennifer Lopez les enfonce toutes. Sur papier glacé. Devant un micro, l’affaire est nettement moins gagnée d’avance, pense-t-on. Ce troisième album devrait néanmoins convaincre plus d’un sceptique. Sans changer fondamentalement de registre,
Jennifer Lopez paraît plus stabilisée que lors de ses efforts précédents. Sûre de son pouvoir de séduction, elle en rajoute moins. Adepte à sa manière de l’économie de moyens,
Jennifer Lopez ne se perd pas dans de longues démonstrations. L’album se limite à onze titres, sans compter les remixes. Que les titres se situent dans un registre r&b classieux, romantique à la Céline Dion ou hip-hop crasseux façon Dior, leur facture sonore est irréprochable. Un produit de luxe, donc, à la portée de toutes les bourses.