James Brown est un artiste polymorphe et tentaculaire. Au cours de sa très longue carrière, il a emprunté tous les styles, provoqué plusieurs révolutions musicales (notamment celle du funk) mais aussi proposé un modèle équivalent à celui du boxeur
Mohamed Ali pour les Noirs américains des années 60.
James Brown
Né
James Joseph Brown en Caroline du Sud le 3 Mai 1933,
James Brown fait ses premières armes dans le style rhythm and blues. Ses rivaux s'appellent
Little Richard et
Otis Redding. Il n'aura de cesse de les surclasser, embauchant un orchestre formidable, les
JB's, mettant au point des spectacles hystériques reposant sur ses hits
"Think",
"I'll Go Crazy",
"Night Train".
James Brown
Dès la fin des années 60, l'aura de
James Brown est énorme. Auto-proclamé
"Godfather Of Soul" (Parrain de la Soul), il sort le grandiose double album
Sex Machine, disque incontournable sur lequel apparaît le jeune bassiste star
Bootsy Collins. En 1970,
James Brown possède un jet, plusieurs clubs et une dizaine de stations radio. Les impôts le priveront vite du fruit de son labeur.
James Brown
Au cours des seventies, la vague disco est terrible pour les géants de la soul américains. A la remorque d'une musique née en Europe, les chanteurs noirs vivent mal la période 1977 / 83. L'arrivée de MTV n'empêche pas
James Brown de contre-attaquer férocement et d'obtenir son plus gros hit de tous les temps (1986,
"Living In America" avec Stevie Ray Vaughan à la guitare).
James Brown
Remis en selle,
James Brown continue à donner une centaine de concerts par an, proposant désormais un show moins physique et plus grand spectacle. Remarquablement compilé et réédité en CD,
James Brown reste la statue vivante du gladiateur funk, un chanteur largement aussi important qu'Elvis Presley.
James Brown
Fin 1988,
James Brown est condamné à de la prison ferme. Il sort trois ans plus tard avec un statut d'icône mondiale. Il reprend ses tournées et entame des sessions de travail.
James Brown s'éteint le lundi 25 décembre 2006 à l'âge de 73 ans. R.I.P