Seize thèmes sous influence, où transparaît non seulement un amour respectueux pour des compositeurs français comme Ravel ou Satie, mais aussi des réminiscences de musique folk canadienne et de jazz américain (Nina Simone, Keith Jarrett…). Une longue suite de vignettes impressionnistes qui se déroulent en une sorte de lent travelling cotonneux - une B.O. imaginaire pour un film sans image, où
Gonzales retrouve des talents de conteur elliptique déjà mis en œuvre il y a quelques années, lorsqu'il concevait sous de multiples pseudos, des musiques fantomatiques pour le cinéma. Aujourd'hui c'est son propre cinéma intime que
Gonzales ose dévoiler : un peu fleur bleue, un peu expérimental, hyper mélodique, volontairement simple - d'une sincérité absolue.