Olufela Olufemi Anikulapo Kuti alias
Femi Kuti est un artiste du Nigeria, et aussi le fils le plus âgé du maître de l’afrobeat :
Fela Kuti.
Femi Kuti est né les 16 juin 1962 et a grandi dans la capitale du Nigeria :
Lagos. Sa mère a vite quitté son père emmenant le petit
Femi avec elle, mais en 1977,
Femi décide de rejoindre son père avant de devenir un musicien (saxophonne) de son groupe.
Femi Kuti est à l’image de son père très engagé aux causes politiques et sociales, mais ne possède pas les mêmes visions religieuses. Cependant il utilise sa musique (avec le groupe
The Positive Force) pour véhiculer ses messages et prôner l’idée d’une Afrique Unie. Bien que peu soutenu par son père,
Femi Kuti parvient à sortir avec
The Positive Force un premier album :
No Cause For Alarm, melange de soul, funk, jazz.
Femi sort ensuite un album éponyme plus proche de ses performances scéniques.
Son père,meurt en 1997, et le peuple veut que
Femi reprenne le flambeau.
Femi Kuti ne souhaite pas fuir ses responsabilités, et sort
Shoki Shoki, son premier véritable album, avant de fonder le
MASS (Movement Against Second Slavery). Surnommé le
Prince de l'afro-beat,
Femi reçoit le prix du meilleur album masculin et celui de la meilleur chanson de l’année.
Femi Kuti travaille ensuite avec des musiciens et des rappeurs américains comme
Common,
Mos Def ou
Jaguar Wright sur
Fight to Win en 2001 : l’idée est ici d’exporter le message de l’Afrobeat à un plus large public. En 2004, après avoir remonté le
Shrine (boite de nuit créée par son père) avec sa soeur,
Femi Kuti sort un
Live at the Shrine sur lequel il délivre toute son énergie.
Son dernier album,
Day by Day, sort le 27 octobre 2008 : un album fabuleux dans lequel
Femi Kuti nous offre un afrobeat plus singulier que jamais, enregistré avec son producteur Sodi
, fort d’une complicité qui se renforce depuis quinze ans. «
Day By Day » , c’est le
Nigéria dans tous ses états : On y trouve des canevas instrumentaux élaborés et déroutants, tant dans leur texture que dans leur structure, des refrains aussi soulfull que les bons vieux tubes de
Curtis Mayfield (« Eh Oh »), et des brûlots imparables pour enflammer les dancefloors. Son groupe,
Positive Force, en a jeté les fondations à
Lagos puis, au fil des visites opportunes pendant les sessions parisiennes, d’autres artistes apportèrent leurs pierres à l’édifice. Les chanteuses
Julia Sarr et
Camille (!) se chargent des choeurs sur le titre «
Day by Day »,
Keziah Jones fait swinguer sa guitare sur «
Tell Me » et «
Dem Funny », et
Sebastien Martel illumine le reste du disque. Le jeune fils de
Femi,
Madé, a aussi rejoint l’aventure, participant à tous les morceaux de cet album millésimé.