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Ed Motta est né à Rio de Janeiro en 1971 et il se rappelle que dès sa plus tendre enfance à l’âge de 4 ans sa chanson préférée était « You are the sunshine of my life » de Stevie Wonder. A 7 ans il tombe amoureux des sons disco émanant de la radio de sa sœur et pour lui commence alors une passion à vie pour la collection de vinyles rares, passion éternellement inassouvie. Au milieu des années quatre-vingt la musique rock prend de plus en plus de place dans sa collection et le jeune Ed Motta fait son premier concert comme chanteur aux côtés du groupe de hard rock Kabbalah. Ed se rappelle, « C’est à peu près à cette époque que j’ai entendu - Blow by Blow - par Jeff Beck, pour moi ce fut comme une gifle en pleine figure, me ramenant en arrière vers la musique noire que j’avais négligée et abandonnée ». Ed quitte l’école à 16 ans, il commence à écrire sur la musique noire, il dévoile alors sa prodigieuse collection de vinyles en les jouant comme DJ autour de Rio et en organisant des festivals de musique soul et funk au musée du son de Rio de Janeiro.
Peu de temps après, Ed lance avec succès l’ensemble funk Conexao Japeri après avoir rencontré le guitariste Luiz Fernando, développant des nouveautés musicales dans des jams sessions autour de Rio. Ed décrit la création de son premier album comme une expérience très agréable même s’il a eu des problèmes d’ajustement à la démocratie de groupe. « J’ai toujours voulu travailler sur mes idées » Ajoute Ed. « Les gens ont tendance à penser que les artistes solos sont égocentriques, mais l’obligation de devoir travailler en groupe quand il s’agit d’art peut être très stressante ». Leur deuxième album donc, Um Contracto com deus a été largement un projet individuel composant, produisant et jouant des instruments lui-même, s’accordant la part du lion.
Après une collaboration Steely Dan pour produire l’album Entre e Ouca, Ed part pour New York. C’est là qu’il découvre son côté gourmet et gourmand (d’où probablement l’élargissement de sa taille…). Il se plonge profondément dans la découverte des vins et des bons mets. Ed est maintenant un des connaisseurs le plus respecté sur les vins au Brésil, il a été critique pour la page cuisine et vins du magazine SE, le journal le plus important à Sao Paolo pendant de nombreuses années. Il a écrit il y a quelques années 'La Valse au Beurre Blanc' où il chantait dans un français approximatif, citant les noms de plats et de vins "...béchamel, brie de Meaux, des quenelles, du trousseau' !
Ed s’immerge à ce moment là dans la scène du jazz et peut-être ironiquement c’est à New York qu’il commence à expérimenter avec la MPB (musique populaire brésilienne) pour la première fois, utilisant les textes écrits par le grand artiste et poète lyrique brésilien Aldir Blanc.
Ed revient au Brésil après qu’on lui ait proposé de composer la musique pour Pequeno Dicionario Amoroso il commence alors à travailler sur l’album qui sera un énorme succès Manuel Practico para Festas, Bailes e afins Vol .1 ou « Guide pratique pour fêtes et soirées dansantes » qui puise profondément dans ses premières années sous influences funk et soul et devient double disque d’or immédiatement. En résulte de nombreux prix attribués, des commandes de musique de films et l’inoubliable invitation à se joindre à Roy Ayers sur la scène de Central Parc.
Dwitza est l’album qui a fait connaître Motta en Europe. Lancé en 2002 il est très bien reçu et accueilli par les critiques. L’album soutenu par la musique brésilienne s’inspire des comédies musicales de Broadway, de musique de films et de beaucoup de jazz. Comme le dit Ed « Je veux que Dwitza contienne un peu de tout ce que j’ai moi-même écouté. » Depuis, Ed a récemment fait une tournée à guichets fermés aux côtés de Incognito au Japon, une semaine pleine au Jazz Café de Londres en Mars 2003 et a fini d’enregistrer son dernier album Poptical pour la maison de disques à Trama. Album qui reprend des couplets de Blueys (d’Incognito), Seu Jorge (qui joue aussi le personnage de Manu Tombeur dans le film La Cité de Dieu) et Daniel Carlomagno.
Son neuvième album Poptical est exactement ce que le titre suggère : authentique expression artistique dans un format pop. La couverture, une œuvre en elle-même, crée par Motta et produite dans un style ancien, est une série d’images répétées obtenues à travers le seul jeu de miroirs, n’utilisant aucun ordinateur.
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