Maltraité par le cinéma français mais adulé par les héritiers de la french touch, le disco va bien. C’est ce que prouve Donna Summer, son ex-diva, en publiant ce nouvel album, son premier en dix-sept ans. On la croyait disparue, perdue au rayon souvenirs, mais l’ex-égérie de Giorgio Moroder, dont le talent n’étincela jamais autant que lorsqu’il le mit à son service au milieu des années 70, est de retour avec un disque spécialement aménagé pour elle par la crème des producteurs R&B du moment. Greg Kurstin (Lilly Allen, Pink), Danielle Brisebois (Natasha Bedingfield) ou Lester Mendez (Shakira, Santana) ont tous contribué à l’efficacité de titres tels que Stamp Your Feet, Be Myself Again ou Bring Down The Reign que la chanteuse a mis un point d’honneur à cosigner, histoire de montrer qu’elle n’était plus le dindon d’aucune farce. Ceux qui aiment écouter entre les vers prendront un malin plaisir à disséquer ceux de The Queen Is Back, chanson dans laquelle Donna Summer jette un œil rétrospectif sur l’ensemble de sa carrière et se montre mieux qu’à la hauteur de la horde de suiveuses qui ont pataugé dans son sillage pendant ses années d’absence. A noter la qualité juvénile des arrangements et la voix de la belle, particulièrement adaptée à la chanson qui donne son titre à l’album, que Ziggy Marley gratifie de sa présence chaleureuse.