Dj Hell est un artiste, Allemand de House et Techno Né Helmut Josef Geier à Munich (Allemagne) le 6 septembre 1962.
Dj et patron de label,
Dj Hell est aujourd'hui présent comme jamais. Tranchant, bousculant la hype et les tendances, Hell est une star parmi les Djs, mais aussi un ardent supporter du
FC Bayern. Un personnage énigmatique donc, capable de collaborer avec
Donatella Versace ou de mixer à Miami dans un strip bar. C'est à lui que l'on doit, sous entité electroclash, l'assaut du revival 80's, de New York à Tokyo.
DJ Hell fait tout ça, et en une seule vie.
Son histoire débute en 1962 dans le village d'Altenmarkt en Haute Bavière, village où
Dj Hell commence sa conquête du monde, sans compromis. Tout commence autour des platines du Libella Club, une discothèque perdue dans la campagne d'où Hell – surdoué – ne tarde pas à rejoindre Munich. Depuis le club EBM, il crée et affûte son propre style.
Ses premiers disques sortent rapidement : le single
"My Definition of House Music" – définition toujours d'actualité – sera suivi du premier album,
"Geteert und Gefedert" (Goudronné et Plumé, véritable profession de foi stylisée). Ses productions prennent ensuite un tour plus sérieux, dur et minimal, mais le surplace n'est pas le style de
DJ Hell, ce dernier rebondit déjà, pour sans cesse se réinventer. C'est ainsi qu'il fonde son propre label
International Deejay Gigolos d'où émane un nouveau son tout aussi avant-garde que populaire, dansant que décadent.
Miss Kittin & The Hacker,
Fischerspooner, Zombie Nation, Psychonauts ou encore
Terranova, tous désormais cultes sur la planète électronique, en sont les fers de lance.
Dj Hell trouve aussi le temps de se consacrer à sa propre carrière d'artiste avec la sortie de son album
Munich Machine, manifeste et déclaration à la ville de ses débuts. Ce second album sera celui du tube dancefloor
"Copa", un cover de Barry Manilow.
Retour à ses racines en 2000 : au milieu de la campagne bavaroise,
Dj Hell ouvre son propre club,
La Villa. Un endroit où le public n'est pas seulement celui des clubs techno, où les freaks et les parvenus sont aussi bienvenus et où l'originalité et la fête sont avant tout un état d'esprit. L'attitude, encore et toujours.
2003 sera l'année de
DJ Hell producteur. Pour son album
NY Muscle,
Hell se réinvente une fois encore, sombre toujours mais aussi décalé, différent et drôle, avec de sérieux penchants rock, électro et acid house. Il part à New York, s'entoure
d'Hugh Hefner – le fondateur de Playboy – et
P Diddy, nouveau bad boy de l'électro dont Hell produit les premiers pas dancefloor.
Le style est fondamental pour
DJ Hell, qui a réussi, durant ses 25 années passées derrière les platines, à porter l'attention autant sur ses disques que sur lui. Hell a traversé le punk des 70's, la new wave des 80's, la techno des 90's. Il a gardé du rock le look, l'individualisme, la philosophie, l'élitisme et surtout un sens inné et ciselé de la compo trash. Il a su transfigurer et télé porter ces influences dans le monde du deejaying et du clubbing.
Dj Hell et ses costumes noirs, chemises sur mesure, tee-shirts punk et coiffures stylées, détonnent au cœur de la folie
"Smiley" de la génération post-rave. Ses disques indus viennent enfoncer le clou. Il ne s'agit pas pour lui seulement de courir les boutiques de luxe mais surtout d'affirmer son individualité. Celle qu'expriment aujourd'hui ses sets pour les défilés
Versace, ses collaborations avec Dirk Schönberger ou Raf Simons, sa Ford Mustang 1969 ou son apparition dans le film 196 BPM du réalisateur allemand Romuald Karmakar.