Maria do CéU Whitaker Poças dit
CéU voit le jour à São Paulo en 1981. Née sous une bonne étoile, "Marie des cieux" a vécu son enfance dans un riche milieu culturel. Très tôt, son père, le violoniste et maestro de renom
Edgar Poças, l’a initiée aux grands compositeurs brésiliens tels que
Garoto, Pixinguinha,
Villa Lobos,
Baden Powell,
Ernesto Nazaré et
Orlando Silva.
À l'âge de 17 ans,
CéU participe déjà à des événements musicaux avec des musiciens brésiliens de premier plan. À la fin de l’adolescence,
CéU part vivre à New York. Elle y côtoie des artistes reconnus et y fait des rencontres déterminantes, dont celle d’
Antonio Pinto qui a signé quelques bandes sonores reconnues.
De retour à São Paulo,
CéU crée un groupe de samba funk et s’intéresse à la musique électronique. La belle et talentueuse musicienne est courtisée par les grandes compagnies de disques qui reconnaissent un énorme potentiel.
CéU ne peut se faire à l’idée de perdre son indépendance artistique. Ce sont les responsables de l’étiquette indépendante Urban Jungle, Beto Villares et André Bourgeois, qui réussissent à la prendre sous leur aile. En toute liberté, elle réalise son premier album où se déploie tout son art : un croisement entre la beauté, la malice et l’ironie.
Ce premier album regroupe ses compositions en plus de la reprise d’une chanson de
Bob Marley,
Concrete Jungle. Elle coécrit également la musique avec les musiciens très doués comme Alec Haiat, son alter ego musical. On y retrouve tout l’éclectisme musical de CéU, son élégance, la richesse et la fraîcheur de sa voix, polyvalente à souhait. La critique de ce premier album est dithyrambique. On dit de
CéU qu’elle représente parfaitement l’air du temps musical du Brésil d’aujourd’hui. Entre force et délicatesse, sa musique possède une rare maturité et fait le pont entre la tradition brésilienne et la musique actuelle dans un savoureux cocktail de soul, afro-beat et électro-jazz.