Fils du batteur de
Django Reinhardt, Axel Bauer a de quoi complexer lorsqu’il décide de lancer dans une carrière musicale. Ado pourtant, il tourne avec un groupe amateur, les
Nightsbirds, mais finit par tout abandonner pour intégrer une école de dessin. C’est lors d’une escapade en afrique que la foi lui revient.
Début des années 80,
Axel Bauer signe
«Cargo de nuit». 700 000 exemplaires vendus et le chanteur en costume de marin se transforme en icône des Eighties. Il restera cependant l’homme d’un tube, sa maison de disques faisant naufrage peu après. Tombé dans l’oubli, il s’exile à Londres et enregistre un album techno,
«Les nouveaux seigneurs». Un bide. Désespéré, il ne retrouve du boulot qu’auprès de
Jean-Louis Aubert qui lui offre deux duos sur
«Bleu Blanc Vert». L’ex-leader de Téléphone l’encourage à produire un second opus et invite
Catherine Ringer, la chanteuse des
Rita Mitsouko à se joindre à eux.
«Sentinelles» voit le jour en 90 avec un single phare :
«Eteins la lumière».
Renouant avec le succès,
Axel Bauer en profite pour faire un retour aux sources au Sahara. Puis se remet à l’écriture avec un troisième album :
«Simple mortel». C’est la fin d’
Axel Bauer en solo. Ainsi dès 1999, le chanteur partage le micro avec son épouse puis occasionnellement avec ses camarades
Miossec et Zazie. En 2002, sa collaboration avec l’interprète zen
(«A ma place») lui vaut d’ailleurs le NRJ Music Award de la meilleure chanson francophone. Titillé par autant de popularité,
Florent Pagny lui propose également un duo,
«Terre». En 2003,
Axel Bauer sort
«La Désintégrale» pour fêter son 20e anniversaire.