Amy Winehouse est née le 14 septembre 1983 en Enfield ( Angleterre) c'est une chanteuse de jazz et de soul.
Son premier album sorti il y a deux était à peine disque de platine qu’
Amy Winehouse réfléchissait déjà à ce que serait son successeur … Passée quasiment inaperçue dans l’hexagone avec
"Frank", celle qui a longtemps été considérée à tort ou à raison comme une chanteuse de jazz recentre un peu ses compositions sur un mélange de soul, de rhythm’n’blues et de pop pour mieux partir à l’assaut d’un public d’un autre genre, celui qui démarre des contreforts du rap pour aller jusqu’à des registres plus consensuels englobant des influences majeures comme les "
Supremes" ou encore
Aretha Franklin.
Une voix et une guitare, parfois un peu de piano et des arrangements bien ficelés, il n’en faut pas plus à cette jeune Anglaise pour nous servir une oeuvre complète et pourtant très fluide sur un plateau d’argent et pour laisser virevolter son esprit au gré des courants porteurs de la musique noire-américaine ...
Amy Winehouse donne dans
"Back To Black" un petit quelque chose d’inqualifiable qui passe son temps à chahuter l’auditeur, un ingrédient que l’on n’arrive jamais à bien déterminer et qui conduit à porter des jugements aussi définitifs en apparence que périssables en réalité …
Tour à tour modernes, rétro, totalement jazz ou au contraire un tantinet R&B, les compositions d'
Amy Winehouse séduisent instantanément et se présentent très vite comme des standards au point que même après avoir maintes fois vérifié dans le livret qu’elles soient effectivement du cru de la jeune femme, on est tenté de chercher qui a bien pu chanter ça il y a déjà des années. Si ça s’explique plus ou moins pour
"You Know I’m No Good" que l’on croisait il y a quelques temps sur le dernier opus du rappeur du
Wu-Tan Clan Ghostgface Killah, c’est plus surprenant de la part de morceaux inexpugnables comme
"Me & Mr Jones",
"Wake Up Alone",
"Just Friends",
"Tears Dry On Their Own" ou bien entendu l’épatant
"Back To Black" que ne renieraient ni
Diana Ross ni Mary Wilson.
On se plaindrait presque de la durée si courte de l’album si son contenu n’était aussi riche et si non seulement la voix d’
Amy Winehouse mais également son jeu n’avaient sur si peu d’espace largement le temps de séduire et de convaincre. Comparer
Amy Winehouse à
Norah Jones n’est sans doute pas la chose la plus logique ni même la plus légitime et pourtant ces deux grandes chanteuses ont quelques points communs indiscutables tels que le coffre, la pureté de la voix, le talent, la classe … Faut il vraiment en dire plus ? Les esprits ont parlé, pour
Amy Winehouse la couleur musicale dominante de l’année à venir sera le noir !