Abd Al Malik est un Slammeur Français d'origine Congolaise né le 14 Mars 1975 à Paris
Après son premier disque
Le face à face des cœurs et son livre
Qu’Allah bénisse la France, parus tous les deux au début de 2004,
Abd Al Malik franchit une nouvelle étape. En s’inspirant de la chanson, du jazz, et du slam, ce style parlé-chanté né à Chicago au début des années quatre-vingt dans le sillage du mouvement hip hop, son deuxième album renouvelle l’esthétique du rap.
Pour
Gibraltar, le leader des New African Poets (NAP), s’est imposé un cahier des charges quasi-éthique :
"déconstruire dans la forme la notion même de rap tout en restant hip hop". Il a réunit autour de lui son complice
Bilal qui a composé la plupart des titres,
Laurent Vernerey à la basse,
Olivier Daviaud au violoncelle,
Renaud Létang au mixage.
Wallen fut conviée à prêter sa voix.
Matthieu Boogaerts offrit quant à lui sa guitare. N’oublions pas non plus le pianiste
Gérard Jouannest qui compose et interprète trois pièces au piano, et l’accordéoniste
Marcel Azzola, deux vétérans qui ont travaillé autrefois avec
Jacques Brel, référence absolue pour
Abd Al Malik.
Dans le rôle du « metteur en son » - comme on dit « metteur en scène » pour un film -
Régis Ceccarelli a apporté son talent de batteur et un esprit jazz que l’on retrouve dans la construction des morceaux et dans leur instrumentation qui sort de l’ordinaire. Il a aussi enluminé l’album avec des samples soigneusement choisis : empruntés aux univers de
Keren Ann,
Nina Simone,
Fairuz,
Ziad Rahbani,
Jean Ferrat et
Alain Goraguer, ces échantillons cosmopolites sont autant de décors sonores qui habillent la poésie citadine de
Abd Al Malik.